Noël

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Sainte Nativité de notre Seigneur Jésus

Aujourd’hui nous sommes le Jour de Noël, la liturgie nous invite à méditer sur les textes suivants :

  • Lecture du livre d’Isaïe  (52, 7-10)
  • Psaume 97, avec comme refrain : « La terre entière a vu le Sauveur que Dieu nous donne ! »
  • Lecture de la lettre de saint Paul aux Hébreux (1, 1-6)
  • Évangile de saint Jean (1, 1-5. 9-14)

Peuple de Dieu ! Chers Frères et Sœurs dans le Seigneur ! Aujourd’hui, notre mère l’Eglise nous invite à célébrer la naissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ. Je me suis toujours demandé si nous réalisions la teneur et la signification véritable de cet évènement dans la vie de notre monde. Peut-être sommes-nous plus sensibles à son côté festif : Retrouvailles familiales, jouets pour les enfants, cadeaux pour les enfants et les adultes ? Pourtant, le message de Noël est porteur d’une grande espérance et d’une grande joie. La méditation théologique de Jean dans son évangile pose les fondements qui peuvent nous aider à mieux pénétrer le mystère pour en découvrir la substance : 

« Le verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous ».Voici de manière succincte et claire définie la grâce de Noël. La Parole éternelle du Père s’est incarnée en Jésus,. Dieu a campé parmi nous. Non content de demeurer dans la sphère céleste, il a décidé de se faire contemporain de l’homme, solidaire du genre humain, à l’exception du péché.

Jésus vient faire le trait d’union entre le ciel et la terre, le Dieu invisible se fait visible par lui. « Dieu s’est fait homme pour que l’homme se fasse Dieu », ces mots de Saint Irénée, repris par les pères de l’Eglise comme Saint Athanase et Saint Grégoire de Naziance. C’est cela la véritable essence du christianisme, une descente ineffable de Dieu jusqu’aux limites ultimes de notre condition déchue, même jusqu’à la mort. Car le mystère de l’Incarnation suggère celui de la Rédemption. Ce Dieu, qui né en Jésus, est bien celui qui va accepter de mourir par la croix pour sauver le genre humain. Jamais l’un sans l’autre. Par son incarnation, Dieu ouvre aux hommes le chemin d’ascension vers la vision illimitée où l’union des êtres est créés avec divinité.


Si le mystère de Dieu s’éclaire dans le mystère du verbe incarné, comme nous le dit le Concile Vatican II, force est de constater qu’il peut être un rendez-vous manqué pour nombreux d’entre nous. Plusieurs peuvent appréhender Noël uniquement par son côté festif, des retrouvailles, des cadeaux et du Père Noël…. 

D’autres, en revanche, peuvent être accaparés par les soucis de notre monde et de notre Église. La conjoncture actuelle émet des signaux négatifs qui palissent le charme de cette joyeuse Espérance de Noël. La crise sanitaire ne cesse de nous servir l’incertitude du lendemain. L’approche des élections présidentielles taraude les esprits sur un modèle socio-économique et politique capable de juguler les crises multidimensionnelles actuelles. Le désenchantement du point de vue ecclésial avec le rapport de la Ciase qui nous montre l’expérience de la fragilité et de la vulnérabilité de notre Eglise. Notre rendez-vous avec Jésus à Noël peut être manqué, comme celui des contemporains de Jésus que nous rapporte l’évangéliste Jean : «Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu. ». 

Peuple de Dieu ! c’est dans cette conjoncture socio ecclésiale difficile que Jésus se fait solidaire de nos quêtes, nos peurs, nos questionnements, et nos désespoirs. Il se présente à nous comme le Sauveur. Celui qui veut donner à notre humanité la réponse à ses angoisses. Accueillons-le dans la joie et dans la foi, puisqu’il vient renouveler notre humanité désorientée, en lui assurant sa dignité.

L’évangéliste Jean poursuit sa méditation en disant que «Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom. Ils ne sont pas nés du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu. ». 

Dieu, en Jésus, nous octroie la dignité d’être des enfants de Dieu par le baptême. Le baptême, tout en nous configurant à Jésus Christ, nous assigne à une mission dans le monde et dans l’Eglise.

Aujourd’hui c’est sur nous que Jésus, né à Noël,

tente de redonner l’Espérance, la joie et la paix, qui nous manquent.

car, LUI

DIEU N’ABANDONNE PAS SON PEUPLE

Amen

Votre Frère, 

Abbé Chris Brunel GOMA