Fête de la Croix Glorieuse

Lorem ipsum dolor sit amet
Fête de La Croix Glorieuse

Aujourd’hui nous célébrons la Croix Glorieuse, la liturgie nous invite à méditer sur les textes suivants :

  • Lecture du Livre des Nombres (21,4b-9)
  • Psaume 77, avec comme refrain : « N’oubliez pas les exploits du Seigneur ! »
  • Lecture de la lettre de saint Jacques (3, 16-4, 3)
  • Évangile de saint Jean (3, 13-17)

Peuple de Dieu ! Chers Frères et Sœurs dans le Seigneur, Sainte Hélénois, Sainte-Hélénoises, la tradition a arrimé cette solennité de la Croix Glorieuse aux festivités de cette ville. C’est avec grande joie que nous célébrons cette Eucharistie à cette occasion, pendant que partout ailleurs est célébré le XXVème dimanche du temps ordinaire.

En pensant méditer avec vous les textes de ce jour je me suis souvenu d’un ancien Évêque de mon diocèse, décédé, il souffrait beaucoup,  il avait été amputé et quand nous allions le voir, il nous disait ces mots forts : « Voilà, les enfants, je souffre pour mieux m’offrir ». Souffrir pour s’offrir est une souffrance assumée dans la foi, c’est une souffrance greffée sur la croix de Jésus, avec cette mention de Croix Glorieuse, de Croix Victorieuse. Je crois que la thématique de cette célébration trouve un peu son sens ou sa force dans cette manière d’aborder, d’appréhender la souffrance.

La Croix, biens aimés dans le Seigneur, dans la tradition était l’objet de malédiction. Rappelons-nous que Jésus, sur la croix, était entouré de deux voleurs. Les griefs qu’on lui faisait étaient qu’il s’était opposé à la loi de l’époque ; il était considéré comme une sorte de révolutionnaire. Célébrer la Croix Glorieuse est comme un paradoxe : quelque-chose qui appelle à la malédiction, mais nous, nous l’entrevoyons comme glorieux

La Croix prépare la Gloire. Jadis objet de malédiction, la croix est devenue signe de Bénédiction grâce à la mort et la Résurrection du Christ, par qui nous avons la vie et le salut. La fête de la Croix Glorieuse révèle le sens caché du mystère de la croix. L’adjectif qualificatif « glorieuse  » indique justement la victoire obtenue à travers la Croix du Christ. 

Ainsi, le récit du serpent de bronze, que nous avons lu dans le Livre des Nombres, en première lecture, est une préfiguration de la victoire totale obtenue par la Croix de Jésus. Même si nos sociétés ont gardé par tradition ce symbole pour désigner les pharmacies. Car dans le serpent, enroulé sur un mas, selon les injonctions de Dieu à Moïse, se trouverait déjà une promesse de vie et de guérison pour ceux qui étaient mordus par le vrai serpent. Dans notre société laïque le symbole de la pharmacie est celui d’un mât entouré d’un serpent. 

Avec Jésus, dans l’Évangile, la croix a un sens, elle éclaire cette réalité-là . Elle devient source de vie et de bénédiction, source de Gloire. C’est ce qui arrive quelquefois dans nos vies où les épreuves et les difficultés nous préparent à un mieux-être. Pourquoi alors craindre les croix que nous rencontrons sur nos chemins ?

La croix ou la souffrance bien vécue et assumée dans le Christ nous aguerrit et nous donne des garanties salutaires. La croix et la souffrance portées avec le Seigneur fleuries par la victoire du Seigneur, sont le sacrifice, l’offrande que nous donnons pour notre salut et notre relèvement, car :

DIEU N’ABANDONNE PAS SON PEUPLE

Amen

Votre Frère, 

Abbé Chris Brunel GOMA