25ème Dimanche du Temps Ordinaire

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Fête de La Croix Glorieuse

Aujourd’hui, l’Eglise fête le vingt-cinquième dimanche du Temps Ordinaire, mais par la tradition du village de Sainte-Hélène, nous fêtons la Croix Glorieuse et la liturgie nous invite à méditer sur les textes suivants :

  • Lecture du livre des Nombres (21, 4b-9)
  • Psaume 77, avec comme refrain : « N’oubliez pas les exploits du Seigneur ! »
  • Lecture de la lettre de saint Paul aux Philippiens (2,6-11)
  • Évangile de saint Jean (3, 13-17)

Peuple de Dieu ! Chers Frères et Sœurs dans le Seigneur, Nous y sommes ! Voilà la célébration de cette solennité de la Sainte Croix, chère à notre village. Aujourd’hui, de manière particulière, cette fête est rentrée dans une actualité brulante. L’incendie qu’il y a eu dans notre commune et celle de Saumos, a généré peur, angoisse, désarroi et profonde souffrance pour ceux qui ont tout perdu. C’est dans ce contexte que nous célébrons « La Croix Glorieuse ».

Déjà cette expression est paradoxale et ambivalente. Une croix est toujours un instrument de supplice et de souffrance. Au temps de Jésus, c’est la punition suprême réservée aux parias de la société. Ici, cette croix est appelée « Glorieuse » car elle est le signe et le symbole de notre salut. La mort de Jésus sur la croix consacre donc notre symbolisme à la réalité de la croix comme instrument de salut, elle devient le trophée de la victoire de Dieu sur le mal et le péché. En ce sens, cette fête d’aujourd’hui, à Sainte-Hélène, est porteuse d’une joyeuse Espérance. Nos doutes, nos angoisses, nos souffrances sont portées par le Maître de la vie sur la croix. Aucune croix humaine n’échappe à la perspective de la résurrection, du salut et de la joie, portée par la croix du Christ. Dans la foi, toutes nos croix sont glorieuses, c’est-à-dire porteuses d’espérance et de victoire du Crucifié. Cela va sans dire, la première lecture du livre des Nombre nous en dit long. L’auteur sacré nous rapporte la scène du peuple de Dieu récriminant contre le Seigneur. Il s’est vu gratifié de la morsure des serpents comme punition. Par la prière et la supplication de Moïse, il lui a été demandé de poser au sommet d’un mât un serpent en airain. Ceux qui devaient être mordu par le vrai serpent, en contemplant le serpent d’airain, devaient guérir de leurs blessures. Ce mât est donc la préfiguration de ce que devait être la Croix du Christ. 

C’est ce que nous rapporte l’évangile de Saint Jean. En contemplant la croix du Seigneur, nous réalisons l’amour infini de Dieu pour l’humanité. Et, nous accueillons, dans la foi, la grâce du salut, de la libération et de la délivrance « Nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle ». Dans l’acte d’incarnation se trouve celui de la Rédemption. Celui qui est né est celui qui devait souffrir pour mieux s’offrir pour nous sur la croix.

Aujourd’hui la croix, représente toutes nos souffrances, nos deuils, nos sinistres, nos maladies, nos drames familiaux, nos inquiétudes, nos angoisses. Tous ces évènements malencontreux qui peuvent jaillir dans nos vies. Célébrer la Croix Glorieuse suppose confesser que de nos croix naîtra l’Espérance de la victoire. Cette victoire est une victoire acquise et conquise par l’amour du Christ sur la croix.

Père très Saint, Dieu éternel et tout puissant.

Car tu as attaché au bois de la croix le salut du genre humain,

pour que la vie surgisse à nouveau là où la mort avait pris naissance

et que, l’ennemi, victorieux sur le bois,

fut à son tour vaincu sur le bois par le Christ, notre Seigneur.

DIEU N’ABANDONNE PAS SON PEUPLE

Amen

Votre Frère, 

Abbé Chris Brunel GOMA