25ème Dimanche du Temps Ordinaire

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Messe de rentrée pastorale

Aujourd’hui nous sommes le vingt-cinquième dimanche du Temps Ordinaire, la liturgie nous invite à méditer sur les textes suivants :

  • Lecture du livre du prophète Isaïe  (55, 6-9)
  • Psaume 144 , avec comme refrain : « Proche est le Seigneur, de ceux qui l’invoquent ! »
  • Lecture de la lettre de saint Paul aux Philippiens (1,20c-24. 27a)
  • Évangile de saint Matthieu (20. 1-16)

Peuple de Dieu ! Chers Frères et Sœurs dans le Seigneur, en ce vingt-cinquième dimanche du Temps Ordinaire, nous lançons solennellement notre nouvelle année pastorale 2023-2024 sur notre paroisse. La liturgie de la Parole s’y prête bien avec cet appel intempestif du Maître de la moisson dans l’Evangile de Matthieu « Allez à la vigne ». C’est l’appel que chacun de nous a reçu depuis le jour de son baptême. C’est à lui que nous répondons toutes les fois que nous assumons une responsabilité, ou mieux : un Service, dans la vie de l’Eglise. Nous sommes tous appelés par le Maître au service de sa vigne. Cependant, nous devons circonscrire cet appel et la mission qui en découle dans la logique divine, à savoir de la Bonté, de l’Amour, de la gratuité et de l’ »exigence de salut de l’humanité. Pour y arriver il faut faire nôtre la Parole divine dans le livre d’Isaïe de la première lecture. : « mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos chemins ne sont pas mes chemin. « Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant mes chemins sont élevés au-dessus de vos chemins et mes pensées au-dessus de vos pensées ».

En effet, l’Evangile de Matthieu rapporte la parabole des ouvriers de la dernière heure. Il va sans dire que notre conception de justice redistributive élémentaire est choquée par la conclusion. Le maître traite de la même manière rétribuer mêmement les premiers ouvriers ainsi que les derniers. La logique humaine, la justice élémentaire, qui veut que chacun puisse gagner à la sueur de son front une juste rémunération se trouve heurtée. Pourtant cette parabole doit nous inviter à entrer dans la justice et la logique et la justice de Dieu qui est Bonté, Amour,  gratuité et exigence de salut universel. Dans un monde lessivé par la culture du profit, de la consommation et du rendement, le Christ inaugure celui de l’amour. Il change ainsi les paradigmes fondamentaux. Les derniers deviennent les premiers. Ce qui compte n’est pas le volume horaire de travail consenti par les ouvriers, mais bien plus l’appel reçu et leur admission à l’œuvre du Père. Dans l’Evangile de Matthieu, le Maître de la vigne c’est Dieu, C’est Dieu qui ne se fatigue pas d’appeler à chaque instant des ouvriers à sa vigne. Les ouvriers constituent tous, ceux qui reçoivent à longueur de journée des missions. Ce qui est caractéristique dans cette parabole. Ce que Dieu trace d’emblée, les termes du contrat et la rétribution avant de les embaucher. Il ne peut donc pas avoir de disparité de traitement puisque les uns et les autres se sont convenus à cela. Dieu aime tous les hommes, il veut les sauver tous, il ne veut en perdre aucun. Voilà le terme du contrat. C’est pourquoi, sa joie est d’en sauver un plus grand nombre. La fécondité de l’œuvre de Dieu est mesurable, non pas par le rendement de chaque appelé, mais dans la quantité de l’appel. Dieu est disposé à appeler le plus grand nombre et de partout.

Dieu a apporté en Jésus Christ un salut universel. Il travaille à y faire adhérer le plus grand nombre. Ici, il est plus question de lire la bonté et la gratuité de Dieu qui choisit par amour. Plus que jamais, nous avons à accueillir notre appel et notre mission dans la vigne du Seigneur comme relevant de la pure grâce de Dieu sans aucun mérite de notre part. Dans la vigne du Seigneur, il n’y a pas de place pour le monopole, pour l’exclusion, tout le monde est convié. L’appel est universel : « Prends ce qui te revient » dit le Maitre à l’ouvrier qui rouspète d’avoir la même part que celle du dernier arrivé. Ce qui nous revient, le plus important, n’est pas ce que nous gagnons dans notre mission. Un peu comme dans la logique marché : Travailler plus, pour gagner plus ». Ce qui nous revient, dans la logique divine, c’est d’accueillir notre mission, chaque jour, dans la gratuité, l’amour et le sentiment de sauver le plus grand nombre.

Au début de cette année pastorale, où nous sommes invités à prendre des responsabilités, au service de la vie ecclésiale, puissions-nous, grâce à l’Esprit Saint, purifier nos mobiles d’action, afin qu’ils n’obéissent pas à la logique du marché, du rendement, du profit et du gain, mais à l’amour et la gratuité de Dieu. Dieu a besoin de tous, Dieu a besoin d’un grand nombre d’ouvriers à sa suite : « La moisson est abondante, les ouvriers sont peu nombreux ».

Œuvrons patiemment, à chaque instant, 

pour gagner des ouvriers au Seigneur,

à travers notre investissement, 

notre engagement au Service de l’Eglise.

DIEU PREMIER SERVI

Amen

Votre Frère, 

Abbé Chris Brunel GOMA