4ème Dimanche de Pâques

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Messe du 8 Mai

Aujourd’hui nous sommes le quatrième dimanche de Pâques, la liturgie nous invite à méditer sur les textes suivants :

  • Lecture du livre des Acte de Apôtres  (13, 14.43-52)
  • Psaume 99, avec comme refrain : « Nous sommes son peuple, son troupeau ! »
  • Lecture de l’Apocalypse de Saint Jean (7, 9.14b-17)
  • Évangile de saint Jean (10, 27-30)

Peuple de Dieu ! Chers Frères et Sœurs dans le Seigneur, Autorités Civiles et militaires de nos communes et municipalités du Secteur Pastoral de Margaux, vous, Anciens Combattants, témoins et mémoire vivante de la passion pour la Patrie, du sacrifice et du don de soi pour la vie de cette nation. Aujourd’hui, 8 Mai, nous célébrons deux événements historiques : la victoire des alliés sur l’Allemagne nazie et la fin de la seconde guerre mondiale. Comment ne pas être interpellé sur la sonorité de cette fête en cette année 2022 ?

Nous la célébrons dans le sillage de Pâques, c’est-à-dire, l’ère de Victoire de Notre Seigneur Jésus-Christ sur le mal et la mort par sa passion-mort-résurrection. Nous célébrons ce 8 Mai, le dimanche du Bon Pasteur où l’Eglise met en lumière la figure de Jésus, comme celle du Bon Pasteur et cela coïncide bien à la thématique de cette fête. Oui, Chers Frères et Sœurs, Jésus Christ est bien le Prince de la Paix.

Comment savourer cette paix retrouvée à un moment où le monde est en pleine convulsion avec la guerre en Ukraine et l’équilibre planétaire profondément menacé ? Découvrir le Christ comme Bon Pasteur, nous invite à mettre en lumière deux vertus : le don de soi, le sacrifice et le rassemblement dans l’unité. A ce titre, le dimanche du Bon Pasteur s’accommode bien de la solennité du 8 Mai. En célébrant la paix retrouvée, nous nous rendons compte que cette paix s’inspire de l’attitude même du Bon Pasteur, celle du sacrifice. La paix passe par des batailles et des réconciliations, la culture de la paix.

Aujourd’hui, à la suite du Christ, de Pâques, qui se donne pour que l’humanité vive, nous réalisons les sacrifices des nôtres, incarnés par les anciens combattants ici présents, par l’évocation de la mémoire de ceux qui les ont précédés. Notre France, notre Europe, sont aussi le résultat de ce don d’amour et  de leurs sacrifices. L’unité nationale et européenne est ainsi la construction de cette volonté de paix et de convivialité.

Oui, Chers Frères et Sœurs, l’évangile de ce jour nous parle de la figure du Bon Pasteur Jésus : « Mes brebis écoutent ma voix, moi, je les connais et elles me suivent ». Le seul langage par lequel on reconnaît le Prince de la Paix, est celui de l’Amour, du don de soi, du sacrifice pour autrui et de l’unité. Jésus connaît ses disciples car il peut déchiffrer entre les lignes de la vie de ses disciples, la culture de paix, l’amour, le don, le sacrifice pour autrui et l‘unité.

 

Dans ce sens, célébrer la paix retrouvée du 8 Mai est un fait acquis et une conquête. La paix reste ce que les théologiens appellent un « déjà là, pas encore » c’est une réalité actée par des évènements historiques, mais, bien plus, la paix est à construire au fil du temps. C’est-à-dire que chacun de nous est en quelques sortes responsable de la paix. Chacun de nous est invité par le Bon Pasteur Jésus Christ :

  • à travailler pour la paix,
  • à façonner la paix là où il est planté, 
  • en vivant d’amour et d’unité, du don de soi et de sacrifices pour autrui. 

Pour que vive en paix le monde de demain, tout en nous confiant au Prince de la Paix pour qu’il nous donne la grâce d’accueillir cette culture.

Nous pensons à tout ce qui se passe autour de nous en Ukraine.

Prions pour la paix dans le monde.

DIEU N’ABANDONNE PAS SON PEUPLE

Amen

Votre Frère, 

Abbé Chris Brunel GOMA