Messe avec onction des malades les 10 et 11 février

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Onction des malades durant les messes du 10 et 11 février

Cette année les hasards du calendrier nous font célébrer en même temps, le 11 Février, la journée mondiale des malades et la journée nationale du dimanche de la santé, vous trouverez joint à ce mail, la lettre que le Pape François nous adresse à tous.

 A cette occasion, cette année, nous pouvons à nouveau, dans notre paroisse, proposer à chaque personne qui le désire de recevoir l’Onction des malades, au cours des messes dominicales qui seront célébrées :

-          Messe anticipée du Samedi 10 février à 18 H à LUDON

 -          Dimanche 11 février :

o   10 H 30 à MARGAUX

o   18 H à CASTELNAU DE MEDOC.

Le sacrement de l'onction des malades est destiné à réconforter ceux qui sont éprouvés par la maladie et la vieillesse. La célébration de ce sacrement consiste en l'onction d'huile bénite sur le front et sur les mains.

 

Pour que ces célébrations puissent être accessibles au plus grand nombre, vous pourriez dans la mesure de vos moyens, y être impliqués fraternellement en recensant autour de vous les personnes qui souhaitent recevoir ces sacrements et peut-être même en proposant de leur trouver un covoiturage.

 

Nous pourrions ainsi, tous ensemble, resserrer les liens de notre communauté paroissiale avec les personnes touchées dans leur santé ou leur grand âge, en traduisant en gestes concrets la tendresse de Dieu et la présence réelle du Christ auprès des personnes fragilisées.

MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS

POUR LA XXXIIème JOURNÉE MONDIALE DU MALADE

11 février 2024

« Il n’est pas bon que l’homme soit seul ».
Soigner le malade en soignant les relations

« Il n’est pas bon que l’homme soit seul » (Gn 2, 18). Dès le début, Dieu, qui est amour, a créé
l'être humain pour la communion, en inscrivant dans son être la dimension des relations. Ainsi,
notre vie, modelée à l'image de la Trinité, est appelée à se réaliser pleinement dans le dynamisme
des relations, de l'amitié et de l'amour réciproque. Nous sommes créés pour être ensemble, et
non pour être seuls. Et c'est justement parce que ce projet de communion est inscrit si
profondément dans le cœur de l'homme que l'expérience de l'abandon et de la solitude nous
effraie et est douloureuse, voire inhumaine. Elle l’est encore plus dans les moments de fragilité,
d'incertitude et d'insécurité, souvent provoqués par l'apparition d'une maladie grave.
Je pense, par exemple, à ceux qui se sont retrouvés terriblement seuls durant la pandémie de
Covid-19 : les patients qui ne pouvaient pas recevoir de visites, mais aussi les infirmiers, les
médecins et le personnel de soutien, tous débordés et enfermés dans des salles d'isolement. Et
bien sûr, n'oublions pas ceux qui ont dû affronter l'heure de la mort tout seuls, soignés par le
personnel de santé mais loin de leurs familles.
En même temps, je partage avec douleur la détresse et la solitude de ceux qui, à cause de la
guerre et de ses conséquences tragiques, se retrouvent sans soutien ni assistance : la guerre est
la plus terrible des maladies sociales et les personnes les plus fragiles en paient le prix le plus
élevé.

Il faut cependant souligner que même dans les pays qui jouissent de la paix et de ressources plus
importantes, le temps de la vieillesse et de la maladie est souvent vécu dans la solitude et parfois

même dans l'abandon. Cette triste réalité est avant tout une conséquence de la culture de
l'individualisme, qui exalte la performance à tout prix et cultive le mythe de l'efficacité, devenant
indifférente et même impitoyable lorsque les personnes n'ont plus la force nécessaire pour suivre
le rythme. Elle devient alors une culture du rejet, dans laquelle « les personnes ne sont plus
perçues comme une valeur fondamentale à respecter et à protéger, surtout celles qui sont
pauvres ou avec un handicap, si elles “ne servent pas encore” – comme les enfants à naître –, ou
“ne servent plus” – comme les personnes âgées » (Enc. Fratelli tutti, n. 18). Malheureusement,
cette logique imprègne également certains choix politiques, qui ne mettent pas au centre la dignité
de la personne humaine et ses besoins, et ne favorisent pas toujours les stratégies et les
ressources nécessaires pour garantir à chaque être humain le droit fondamental à la santé et à
l'accès aux soins. Dans le même temps, l'abandon des personnes fragiles et leur solitude sont
également favorisés par la réduction des soins aux seuls services de santé, sans que ceux-ci
soient judicieusement accompagnés d'une “alliance thérapeutique” entre médecin, patient et
membre de la famille.
Cela nous fait du bien de réentendre cette parole biblique : il n'est pas bon que l'homme soit seul !
Dieu la prononce au tout début de la création et nous révèle ainsi le sens profond de son projet
pour l'humanité mais, en même temps, la blessure mortelle du péché, qui s'introduit en générant
soupçons, fractures, divisions et, donc, isolement. Il affecte la personne dans toutes ses relations :
avec Dieu, avec elle-même, avec les autres, avec la création. Cet isolement nous fait perdre le
sens de l'existence, nous prive de la joie de l'amour et nous fait éprouver un sentiment oppressant
de solitude dans tous les passages cruciaux de la vie.
Frères et sœurs, le premier soin dont nous avons besoin dans la maladie est une proximité pleine
de compassion et de tendresse. Prendre soin de la personne malade signifie donc avant tout
prendre soin de ses relations, de toutes ses relations : avec Dieu, avec les autres – famille, amis,
personnel soignant –, avec la création, avec soi-même. Est-ce possible ? Oui, c'est possible et
nous sommes tous appelés à nous engager pour que cela devienne réalité. Regardons l'icône du
Bon Samaritain (cf. Lc 10, 25-37), sa capacité à ralentir son rythme et à se faire proche, la
tendresse avec laquelle il soulage les blessures de son frère souffrant.
Rappelons-nous cette vérité centrale de notre vie : nous sommes venus au monde parce que
quelqu'un nous a accueillis, nous sommes faits pour l'amour, nous sommes appelés à la
communion et à la fraternité. Cette dimension de notre être nous soutient particulièrement dans
les moments de maladie et de fragilité, et c'est la première thérapie que nous devons adopter tous
ensemble pour guérir les maladies de la société dans laquelle nous vivons.
Àvous qui vivez la maladie, qu'elle soit passagère ou chronique, je voudrais dire : n'ayez pas
honte de votre désir de proximité et de tendresse ! Ne le cachez pas et ne pensez jamais que
vous êtes un fardeau pour les autres. La condition des malades nous invite tous à freiner les
rythmes exaspérés dans lesquels nous sommes plongés et à nous redécouvrir.

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Dans ce changement d’époque que nous vivons, nous, chrétiens, sommes particulièrement
appelés à adopter le regard compatissant de Jésus. Prenons soin de ceux qui souffrent et qui sont
seuls, peut-être marginalisés et rejetés. Avec l'amour mutuel, que le Christ Seigneur nous donne
dans la prière, en particulier dans l'Eucharistie, guérissons les blessures de la solitude et de
l'isolement. Et ainsi, coopérons pour contrer la culture de l'individualisme, de l'indifférence, du
rejet, et pour faire grandir la culture de la tendresse et de la compassion.
Les malades, les fragiles, les pauvres sont au cœur de l'Église et doivent aussi être au centre de
nos attentions humaines et de nos sollicitudes pastorales. Ne l'oublions pas ! Et confions-nous à la
Très Sainte Vierge Marie, Santé des malades, pour qu'elle intercède pour nous et nous aide à être
des artisans de proximité et de relations fraternelles.
Rome, Saint-Jean-de-Latran, 10 janvier 2024

FRANÇOIS